Dans les bras de Morphée, j'ai vu...
Une peinture inachevée. Au boulot :)
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J'ai trouvé par l'intermédiaire de mon ami Jo, ce fabuleux GIF animé résumant parfaitement bien la procédure SOPA.
Une dédicace. Rien à ajouter.
L'hiver qui commence à peine,
Un soleil à glacer les veines
Les mouettes voguent olympiennes
Petits papiers blancs sur la Seine
Prétentieuses et Parisiennes
Mutines sans capitaine
Princesses riant de ma peine
Elles désertent Brest et Rennes
Et se glissent souveraines
Sur Paris, ni Dieu ni chaînes.
Cette photo n'est pas de moi :) cliquez pour voir la galerie de l'auteur !
J'ai toujours été assez hermétique à la poésie.
Je crois que ça se voit d'ailleurs.... -_-
Allez, bonne année !
Est-ce que toi aussi tu me détestes, d'avoir un jour pu quitter Brest ?
Est-ce l'instinct, la reconnaissance du ventre, ou simplement la nostalgie, qui nous pousse à toujours revenir.
Revenir là où on a grandi, où on a appris, où on a fini notre adolescence avec plus ou moins de bonheur.
Bien qu'on s'en défende parfois, on a choisi de partir, même si l'on regarde en arrière, même si on prétend être resté.
Une ville qu'on a quitté n'est plus jamais vraiment la même. Elle ne nous appartient plus. On revient en terre étrangère, en touriste, sur ces places qu'on connaissait par coeur, on se perd à
présent dans des rues qui n'avaient, encore hier, aucun secret pour nous. Notre ville n'est plus à nous. Elle s'est abstenue de nous le reprocher, mais elle a changé sans nous, et quand on
revient, ce constat nous frappe avec la molesse froide d'un drap humide : elle n'a pas eu besoin de nous pour continuer à vivre.
Et les vies continuent donc, dans ces univers parallèles, qu'on soit à Paris, à Rennes, à Londres ou ailleurs, Brest vieillira, grandira, s'amusera sans nous, et chaque retour sera un peu plus différent.
Est-ce que toi aussi tu me détestes d'avoir un jour pu quitter Brest, il fallait bien qu'un jour je disparaisse.
Doit-on toujours protéger l'espèce ?
Je me demande, parfois, si un jour je serai de nouveau chez moi quelque part.
C'est l'hiver, ou à peu de choses près.
Noël approche à grands pas, ceux qui n'aiment pas les fêtes entament doucement leur dépression saisonnière.
Il ne neige pas cette année, il fait gris seulement. A croire que tout se perd.
Les Champs-Elysées ont des décorations laides, cette année. Cheap et clinquantes, mais trop peu nombreuses pour faire croire à un choix esthétique. Coupures dans le budget ? Ecologie ?
C'est la crise jusque sous les sapins, il faut croire.
On est écoeurés de pubs pour des tv, des ordinateurs, des appareils photos, trop de technologie, plus de traditions. La simplicité, la douceur des soirées en famille, le parfum du pain d'épices,
ont été remplacés par une overdose de pubs CDiscount, cadeaux chers et sans personnalité, avalanche de prix et pénurie de sincérité.
On est trop adultes pour s'exciter à l'idée de Noël, trop pauvres pour en profiter vraiment,
trop parisiens pour avoir envie d'évasion, trop provinciaux pour rester à Paris.
Il reste, heureusement, le vin chaud, et pour les plus veinards, un chat devant une cheminée.
Joyeux Noël à tous !
Et sinon, quand je ne glande pas dans les parcs, je m'amuse avec photoshop.
Ca vous plaît ?
A tout moment la rue peut aussi dire non, chante Eiffel. On attend une révolution, chantait Dolly avant eux.
Bref... on sent qu'il est temps de changer des choses. Déjà, si vous êtes incultes, commencez par écouter ce morceau
:p
Et après, allez vous renseigner, les élections c'est dans 6 mois, il est temps.